Le débarquement de Provence en quelques dates

Le 15 août 1944, deux mois après le débarquement de Normandie, un second débarquement allié est déclenché sur les côtes varoises, il a pour nom de code : « Dragoon ». Au départ il devait être conjoint avec celui de Normandie, mais il est décalé, par manque de bateaux et pour ne pas dégarnir le front italien avant la prise de Rome.
L’objectif de ce second débarquement est de prendre les villes portuaires de Toulon et Marseille afin de pouvoir acheminer du matériel lourd et ravitailler les armées alliées qui doivent remonter la vallée du Rhône pour protéger le flanc droit des forces débarquées en Normandie.

La zone de débarquement se situe entre Cavalaire et Saint-Raphaël,  suffisamment à l’Est pour échapper à l’artillerie cotière toulonnaise et avec un accès à la nationale 7 qui permet de filer vers le Nord.

Nuit du 14 au 15 août
Des commandos débarquent sur les Îles d’Hyères, au Cap Nègre et à la pointe du Trayas pour neutraliser les batterie côtières allemandes.

15 août
L’opération aéroportée débute à l’aube sur les communes de La Motte et du Muy
. Les parachutistes britanniques et américains sautent en premier pour sécuriser la zone, guidés par la résistance. Dans la journée les planeurs atterrissent. Avec eux arrivent les renforts en hommes et en matériel. L’opération a pour objectif de neutraliser les forces allemandes situées dans l’arrière-pays et d’empêcher l’envoi de troupes vers le littoral.

Sur la côte, le débarquement commence à 8 heures, mobilisant 850 navires venus d’Italie, de Corse et d’Afrique du Nord. Les alliés rencontrent peu de résistance. Ils occupent les massifs des Maures et de l’Estérel dans la journée du 15. La jonction est faite dans la nuit entre les forces débarquées et les troupes aéroportées au Muy,

16 août
Deuxième jour de débarquement. Parmi les troupes qui combattent aux côtés de la VIIe armée et du 6e corps américains, figure la 1ère armée française commandée par le Général de Lattre de Tassigny.

Fréjus tombe, Draguignan est libéré par la Résistance, rejointe en fin de journée par les avant-postes alliés.

17 août
 Le Luc est libéré.

19 août
 Libération de Brignoles. La colonne Butler, partie de Draguignan, arrive à Digne et Sisteron.

21-28 août
Les combats pour la libération de Toulon, véritable camp retranché, sont les plus rudes. La ville est prise par l’armée française du général de Lattre le 26 août.

La 1ère DB entre dans Marseille le 23. La ville est en partie tenue par la Résistance qui occupe la préfecture. Les combats durent jusqu’à la reddition de la garnison allemande le 28.

Parallèlement, l’armée américaine fonce vers le Nord dans la vallée du Rhône. Aix-en-Provence est libérée le 21, d’âpres affrontements avec l’armée allemande repliée ont lieu entre Montélimar et Valence du 20 au 28 août.

Valence est libérée le 31 et Lyon le 3 septembre. En remontant la Durance, les américains libèrent Sisteron, Digne puis atteignent Grenoble le 28 août.

Côté Est, Nice est libérée le 28 août. Alors que la Résistance lance l’insurrection, les Allemands quittent la ville. Les américains franchissent le fleuve Var le 29 et entrent dans Nice le 30.

Parachutistes britanniques à l’entrée de La Motte © DR

Planeurs sur la plaine La Motte – Le Muy © ADVAR 9FI183